Collectif coordonné par Jean-Pierre Naugrette
Lectures d'une œuvre, Confessions of an English Opium-Eater. Thomas De Quincey
Indice
- Avant-propos, p.5
- Grevel Lindop, De Quincey's Confessions in context, p.7
- Laura Roman, Confessions and Dreams in Translation: Thomas De Quincey and Alfred de Musset, p.21
- Cornelius Crowley, De la perplexité du lecteur : Comment qualifier les Confessions de De Quincey?, p.33
- Jean-Jacques Lecercle, Le mangeur d'opium et les paradoxes du style, p.45
- Jean-Pierre Naugrette, Une petite fille a couru, p.57
- Laurent Folliot, De Quincey et Wordsworth : Intertexte et fantasme de la ville dans Confessions of an English Opium-Eater, p.75
- Yann Tholoniat, Thomas De Quincey et le paradigme perdu, p.93
- Francesca Cuojati, Opiate London's "Notes from the Underground" : Urban Memory and the Archaeology of Vision in the Age of Empire, p.107
- Béatrice Laurent, "Painting Upon the Darkness" : les visions artistiques de Thomas De Quincey, p.123
- Jan Borm, Thomas De Quincey, étonnant voyageur, p.147
IV di copertina
Les Confessions of an English Opium-Eater traversent par deux fois le ciel de la littérature anglaise, en 1821, puis en 1856. Depuis, lecteurs et critiques n'ont cessé d'admirer cette étrange comète, cet objet littéraire difficile à identifier. Curieux texte, en effet, qui tient tout autant des confessions héritées de Rousseau ou de saint Augustin que d'une rhétorique retorse où effets de style, pauses dilatoires et digressions se conjuguent pour diluer le propos officiel qu'est l'addiction à l'opium, le brouiller, embrouiller le lecteur pris au piège d'un faux pacte autobiographique. Tissé dans les mailles serrées de plusieurs genres, réseaux et courants littéraires, le texte des Confessions s'étoile, essaime et se ramifie dans un intertexte symptôme d'une stratégie qui transcende l'expérience douloureuse du mangeur d'opium en plaisir du texte en train de se faire. Afin de s'y mieux retrouver dans ce labyrinthe littéraire et cette œuvre-palimpseste, les auteurs des articles ici rassemblés ont souvent cherché à contextualiser ce texte à bien des égards unique, solitaire et singulier, mais imprégné des discours (poétiques, philosophiques, médicaux, etc. ), des savoirs et des arts de son temps, avec lesquels il entretient des relations citationnelles et ludiques. La pluralité des approches retenues, qui permet de revenir sur les mêmes motifs obsédants en variant légèrement les optiques, est garante de cet étoilement voulu par De Quincey.